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  • Continents de plastique, les micro-organismes marins à la rescousse ?

    Continents de plastique, les micro-organismes marins à la rescousse ?

    Des micro-organismes marins, les appendiculaires seraient capables de capter les micro plastiques de la surface de l’océan et de les envoyer par le fond.

     

    Continents de plastique, les micro-organismes marins à la rescousse ?

    Les océans du monde font face à une crise croissante de pollution plastique, avec des millions de tonnes de déchets plastiques rejetés chaque année. Cette pollution représente une menace grave pour la vie marine et les écosystèmes océaniques. Cependant, des études récentes suggèrent que les appendiculaires, des organismes planctoniques peu connus, pourraient jouer un rôle crucial dans la lutte contre cette pollution en éliminant activement les débris plastiques de la surface des océans. Les appendiculaires sont des organismes du plancton qui se nourrissent de particules organiques en construisant des filets de mucus pour capturer leur nourriture. Ces filets, également appelés « maisons de mucus », sont utilisés par les appendiculaires pour piéger les particules alimentaires, y compris les morceaux de plastique flottant à la surface de l’océan. Les appendiculaires se nourrissent ensuite des particules capturées, contribuant ainsi à l’élimination des débris plastiques de la colonne d’eau. Une étude menée en Méditerranée a révélé que les appendiculaires ingèrent activement des microplastiques présents dans leur environnement. Cette recherche a utilisé des filets de traînée pour collecter des échantillons d’appendiculaires et a analysé leur contenu pour détecter la présence de microplastiques. Les résultats ont montré que les appendiculaires ingéraient régulièrement des microplastiques, ce qui souligne leur capacité à jouer un rôle dans le nettoyage des déchets plastiques dans les océans. Une autre étude menée dans l’océan Pacifique Nord a également confirmé que les appendiculaires ingèrent des débris plastiques. En utilisant des techniques similaires d’échantillonnage et d’analyse, cette recherche a montré que les appendiculaires étaient capables d’ingérer des microplastiques présents dans leur environnement. Ces résultats étayent l’idée que les appendiculaires contribuent activement à l’élimination des déchets plastiques dans les océans.
    Le plancton absorbe le plastique ?

    De plus, des études sur les processus d’ingestion et d’excrétion de microplastiques par les organismes marins ont mis en lumière le rôle potentiel des appendiculaires dans la redistribution des débris plastiques dans les profondeurs de l’océan. Les appendiculaires, après avoir ingéré des particules de plastique, forment des agrégats de mucus contenant ces débris. Ces agrégats, une fois saturés, coulent vers les profondeurs océaniques, entraînant avec eux les microplastiques, ce qui contribue à leur élimination des eaux de surface. En conclusion, les recherches récentes mettent en évidence le rôle important des appendiculaires dans le nettoyage des déchets plastiques dans les océans. Leur capacité à ingérer activement des microplastiques et à les redistribuer vers les profondeurs océaniques suggère qu’ils peuvent contribuer de manière significative à la réduction de la pollution plastique en mer. Cependant, des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre l’ampleur de leur impact et pour élaborer des stratégies efficaces de gestion des déchets plastiques dans les océans.

  • SO 14

    SO 14

    Merci au Conseil Général du Calvados pour cet encouragement.
    Notre selection au SO 14 est un encouragement à continuer notre action et ne rien lâcher.
    Patrick FABRE – Oceanoplastic …Pour une mer sans plastique.
    Amoureux de la mer et du littoral depuis son enfance, Patrick Fabre s’est inventé un destin digne de sa passion des océans. À l’origine de cette destinée, la prise de conscience que la pollution plastique menace les eaux de notre monde. « J’ai constaté au cours de mes voyages que le plastique avait envahi la mer, pour la première fois dans l’océan Indien, vers le canal du Mozambique. J’ai fait le même bilan aux Antilles ou en Polynésie Française, où l’impact du tourisme, de la pêche, de la conchyliculture ou de la perliculture est délétère et les moyens de gestion insuffisants voire inexistants. »
    Homme d’action, Patrick Fabre sait qu’il doit se lancer pour combattre ce fléau international. Il prend cependant le temps de la réflexion et de l’analyse : « à l’issue de recherches approfondies, il est devenu évident que ce sont les plastiques non pris en charge qui polluent les océans. » Fort de ce constat, il crée l’association Oceanoplastic en 2016 avec sa fille aînée, dans l’objectif d’identifier les fuites de plastique vers l’océan et de lutter pour les supprimer. Dans ce cadre, père et fille fédèrent des partenaires autour du projet et lancent des actions qu’ils qualifient de plasticitoyennes : des collectes de déchets qui, outre la sensibilisation du grand public, visent à analyser la source de la pollution, pour tenter de la traiter.
    De sept personnes pour la première collecte, l’association Oceanoplastic voit rapidement chaque action rassembler des dizaines, voire des centaines de personnes. Mais comme le précise Patrick Fabre, « la collecte n’est qu’un outil : une fois la source de la pollution identifiée, nous intervenons en amont auprès des élus, des réseaux d’entreprises ou d’influenceurs. Nous les invitons à mener une réflexion sur les moyens techniques à mettre en œuvre pour supprimer ces fuites de plastique. » Loin des affirmations péremptoires, Oceanoplastic ne diabolise pas le plastique, mais vise à réduire sa production à des usages indispensables et à en gérer l’après. Dans le cadre de cette approche concrète et pluridisciplinaire, l’association a également monté une exposition itinérante et pédagogique sur le plastique et son déchet, Plastic Story.

     » J’ai foi en l’avenir. Je ne me dis jamais que ce que nous faisons est une goutte d’eau dans l’océan mais plutôt que les petits ruisseaux font les grandes rivières. Depuis les débuts d’Oceanoplastic, nous avons tout de même sensibilisé plus de 5 000 personnes ! »